L'artiste Refik Anadol a ouvert Dataland dans le centre de Los Angeles. Le lieu se présente comme le premier musée au monde consacré aux arts de l'intelligence artificielle et aux écosystèmes numériques. Il a été conçu par l'artiste et son épouse, Efsun Erkiliç. Le musée est privé et financé par ses fondateurs. Il ne s'agit pas d'une institution publique ou à but non lucratif.
Machine Dreams: Rainforest
L'exposition inaugurale, Machine Dreams: Rainforest, est présentée du 20 juin 2026 au 31 janvier 2027. Elle s'appuie sur des données biométriques de l'artiste, des données environnementales et scientifiques et des données d'histoire de l'art. Les entrées sont horodatées et limitées à un nombre fixe de visiteurs par heure. Les visiteurs portent des surchaussures et des appareils qui diffusent des parfums et enregistrent des données personnelles. Ces données sont intégrées de façon anonyme à l'exposition.
Un parcours en plusieurs galeries
- La Data Pavilion, ou Latent Forest, est une vaste salle inspirée des souvenirs d'Amazonie de l'artiste. Les images y sont diffusées par 84 projecteurs haute résolution.
- La Latent Gallery propose trois postes où les visiteurs modèlent des formes par le toucher et le mouvement. Ils peuvent télécharger leurs créations grâce à un QR code.
- L'Infinity Room, intitulée The Dream of Ruwe Pinu, montre un colibri et des papillons dans des projections d'environ huit minutes.
- The Sanctuary présente des images modelées par l'IA à partir des données biométriques des visiteurs.
Refik Anadol décrit The Sanctuary comme un environnement plus contemplatif, un lieu de protection et de repos. La critique Jody Zellen, qui a visité l'exposition, écrit que l'effet de surprise y prend le pas sur le pourquoi et le comment. L'artiste est connu notamment pour Unsupervised, une œuvre présentée au MoMA, à New York, et générée par une IA à partir des collections d'art moderne du musée.