Depuis le début de l'année 2026, les affiches créées avec une IA générative se multiplient. On les voit sur les réseaux sociaux comme sur les panneaux d'affichage. Associations, bars et collectivités y ont recours au quotidien, surtout pour leur communication en ligne. Le graphiste Thomas Prouvost a publié une vidéo sur Instagram pour dénoncer cette pratique.
Une vidéo vue des millions de fois
Thomas Prouvost est graphiste dans l'Avesnois, dans le département du Nord. Il anime le compte Instagram « Les Lunettes Créatives ». Sa vidéo, publiée le 15 juin, a dépassé 4,3 millions de vues. Elle a été partagée des milliers de fois. Le graphiste a ensuite été invité dans l'émission de radio « L'Invité d'Ailleurs », où il a développé ses arguments.
Trois critiques principales
Le graphiste reproche d'abord à l'IA d'utiliser les œuvres d'artistes sans leur consentement et sans leur verser de droits d'auteur. Selon lui, l'IA ne respecte pas les artistes sur ce point. Il dénonce ensuite une uniformisation graphique : à ses yeux, les affiches produites de cette manière « se ressemblent toutes ».
Sa troisième critique porte sur l'environnement. Il rappelle qu'une génération d'image consomme de l'eau, utilisée pour refroidir les serveurs. Elle consomme aussi de l'électricité, qu'il compare à la recharge d'un téléphone portable.
La vidéo ne vise pas une affiche en particulier. Elle porte sur l'usage général de ces visuels par les associations, les commerces et les collectivités. Aucune réaction officielle n'a été rapportée à la suite de sa diffusion.