Artcurial réalise près de 21 millions d'euros en marge d'Art Basel

Artcurial a totalisé 20 877 380 euros, soit 23 534 284 dollars frais inclus, lors de ses ventes d'art moderne et contemporain tenues en marge d'Art Basel Paris. Les 220 lots proposés sont passés sous les marteaux des commissaires-priseurs Matthieu Fournier et Arnaud Oliveux.

Les trois vacations se sont déroulées les 23 et 24 octobre 2026. La première était la collection de Louis Grandchamp des Raux, intitulée « La Modernité en partage ». La deuxième, la troisième édition de « Selected 20/21 ». La dernière, « Earth and Fire : Ceramics », était une vente inaugurale consacrée à la céramique.

« Selected 20/21 » au-dessus de 13 millions

« Selected 20/21 » a généré à elle seule plus de 13 millions d'euros. Une toile de Paul Gauguin, Breton et Bretonne au Pouldu (1889), a été adjugée 2 606 905 euros à un collectionneur américain.

Le portrait de Brigitte Bardot peint par Kees Van Dongen vers 1959-1960 a donné lieu à quarante minutes d'enchères. Resté plus de soixante ans dans l'atelier de l'artiste, il est parti à 1 350 760 euros, bien au-delà de son estimation haute.

Une œuvre sur papier de Jean-Michel Basquiat, Untitled (1981), a trouvé preneur à 1 059 200 euros. Picnic de Fernando Botero a atteint 926 800 euros. La barque rouge d'Odilon Redon a été vendue 648 760 euros à un acheteur asiatique.

La collection Grandchamp des Raux

La dispersion de la collection Louis Grandchamp des Raux a dépassé 7,6 millions d'euros. La petite Fenêtre (1946), huile sur toile de Pierre Bonnard, a été adjugée 1 438 400 euros, plus du double de son estimation haute. Un collectionneur américain a acquis L'Île Chevalier (1894) de Maurice Denis pour 900 320 euros.

Berthe Morisot a particulièrement brillé : son pastel Dans les vignes (1882) est parti à 662 000 euros et la toile La Roche Plate au Portrieux (1894) à 357 480 euros. Misia Natanson dans un bois, huile sur carton d'Édouard Vuillard réalisée vers 1897-1899, a été cédée pour 595 800 euros.

Fondée en 2002, Artcurial se présente comme la première maison de ventes aux enchères de France. Son volume de ventes a atteint 208,5 millions d'euros en 2025.

Source : Presse Agence