Le CNC réservera ses aides aux œuvres portées par des humains

Les aides du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) liées à l'intelligence artificielle doivent changer dans les prochaines semaines. La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a fixé le principe : les financements publics doivent soutenir une création humaine, et non des œuvres où l'IA remplace l'auteur.

Deux règles annoncées

Le CNC ne soutiendra pas une œuvre sans auteur. Le doublage ne pourra être aidé que s'il repose sur une interprétation humaine. Citée par Le Parisien le 16 mai 2026, Catherine Pégard a déclaré : « Nous n'aiderons pas des œuvres où l'IA se substituerait au créateur, au lieu de lui apporter des outils supplémentaires. »

Cette position n'interdit pas l'IA dans les films. Elle admet que l'outil peut accélérer, faciliter ou enrichir la fabrication. Elle refuse en revanche qu'il prenne la place du créateur dans l'accès aux aides. Selon la presse spécialisée, cette orientation étend la protection de la création humaine au partage de la valeur et à l'emploi.

Un budget de plus de 800 millions d'euros

Le CNC dispose de plus de 800 millions d'euros par an. L'annonce a d'abord été faite auprès des professionnels en marge du Festival de Cannes, puis lors d'échanges avec des homologues européens. Le système français repose aussi sur les diffuseurs : chaînes et plateformes comme Netflix ou Disney+ doivent consacrer une part de leur chiffre d'affaires au financement de productions françaises. Cet investissement permet par exemple à Disney+ de diffuser des films neuf mois après leur sortie en salle. Les critères précis des nouvelles règles n'avaient pas encore été publiés.