Art rupestre : la « Déclaration de Djanet » adoptée en Algérie

La deuxième rencontre internationale sur la préservation des sites d'art rupestre du Tassili n'Ajjer s'est achevée vendredi à Djanet, en Algérie. Elle se tenait dans le cadre de la première édition du Festival international de l'art rupestre. Ses participants ont adopté un document de référence, la « Déclaration de Djanet », consacré à la protection de l'art rupestre africain, à sa connaissance et à sa transmission aux générations futures.

Les recommandations ont été lues par Salah Amokrane, inspecteur du patrimoine culturel au ministère de la Culture et des Arts, en présence du wali de Djanet, M'Hamed Moumen, du commissaire du festival, Abdellah Bouguendoura, et de chercheurs venus d'Algérie et de l'étranger.

Inventaire, recherche, conservation

Le texte demande de faire de l'inventaire une priorité permanente, avec des méthodes modernes d'enregistrement, des bases de données, des recherches pluridisciplinaires fondées sur l'imagerie et la numérisation, et des analyses archéométriques adaptées au contexte archéologique local.

Il appelle aussi à soutenir la recherche et la formation, par la coopération entre établissements scientifiques, gestionnaires de sites et détenteurs de savoirs locaux. La conservation préventive doit passer en premier : il s'agit de suivre les facteurs de dégradation liés au changement climatique et d'anticiper les risques naturels et humains.

Protection juridique et acteurs locaux

Sur le plan juridique, les participants souhaitent renforcer la protection et la coopération dans la lutte contre le vandalisme, le pillage et le trafic illicite de biens archéologiques. Les sites et les paysages qui les entourent doivent aussi être protégés dans les politiques d'aménagement et de développement.

Les sites menacés de dégradation ou de disparition passeront en priorité, sur la base d'une évaluation scientifique du risque. Le texte prévoit enfin de renforcer les capacités des institutions communautaires et des acteurs locaux, notamment les guides et agents issus des communautés chargés de surveiller les sites, grâce à la formation, à l'appui technique et à la sensibilisation.

Le festival est organisé par le ministère de la Culture et des Arts, sous le haut patronage du président Abdelmadjid Tebboune. La rencontre internationale sur la conservation des sites du Tassili n'Ajjer l'a clôturé, avec des experts et des chercheurs algériens et internationaux.

Source : Algérie Patriotique