Le Festival de Cannes 2026 s'est ouvert le mardi 12 mai avec 22 films en lice pour la Palme d'or. Hors des écrans, l'intelligence artificielle fait partie des sujets de discussion. Les comédiens de doublage et les traducteurs perdent des contrats, tandis que les scénaristes et les acteurs s'inquiètent pour leur avenir professionnel.
Les positions de Thierry Frémaux
Lors d'une conférence de presse la veille de l'ouverture, le délégué général Thierry Frémaux a déclaré que le festival se tenait aux côtés des artistes et des scénaristes. Il a exprimé sa solidarité avec les acteurs et les comédiens de doublage. Il a aussi évoqué l'idée que des films puissent un jour porter un label certifiant qu'ils ont été faits sans IA, sur le modèle des labels de l'agriculture biologique.
En février, des milliers d'acteurs et de cinéastes français avaient signé une lettre ouverte. Ils y accusaient les outils d'IA de « piller » les talents de toute la profession et les comparaient à une « hydre dévorante ».
Meta et Soderbergh au centre des critiques
Le festival a annoncé un partenariat de plusieurs années avec Meta, groupe de réseaux sociaux qui investit dans l'IA. Steven Soderbergh, réalisateur oscarisé pour « Traffic », présente à Cannes le documentaire « John Lennon: The Last Interview ». Le film a été réalisé en partenariat avec Meta et utilise des vidéos générées par IA de John Lennon et Yoko Ono, ce qui suscite la controverse.
Les grands studios d'Hollywood sont par ailleurs presque absents. Aucun n'a lancé de superproduction à Cannes, ni à la Berlinale en février. Thierry Frémaux a attribué cette absence au calendrier et aux bouleversements du secteur. Il a dit espérer le retour des studios.