L'Arringatore, bronze étrusque du Musée archéologique national de Florence, a peut-être été noir à l'origine. Des restaurateurs ont découvert des zones noires sur le visage, les cheveux, les vêtements et les bras de la statue. Elles se trouvent sous des couches brunes plus récentes. Certaines sont plus sombres que le revêtement qui les recouvre. La statue mesure 179 cm. Elle est présentée dans la galerie des bronzes du musée.
De la ténorite sous la surface
Les analyses ont identifié de la ténorite, un oxyde de cuivre de couleur noire à grise. Selon les chercheurs, la superposition des couches indique une patine appliquée volontairement, une « patine noirâtre intentionnelle ». La surface conservée présente aussi des « traces de chauffage contrôlé ». Selon l'hypothèse avancée, le sculpteur aurait placé des détails rouges sur un fond sombre pour créer un contraste. Cette piste n'est pas confirmée. Au moment de sa découverte, la statue était décrite comme verte.
Le bronze a été découvert en 1567 près du lac Trasimène. Vasari l'a offert à Côme Ier de Médicis. L'œuvre a été conservée au palais Pitti, puis aux Offices à partir de 1588. Elle est entrée dans les collections nationales en 1871.
Un magistrat nommé Aule Meteli
Le portrait est de style vériste et daté de la fin du IIe siècle avant notre ère. Le personnage porte une toge prétexte, vêtement des magistrats curules. Une inscription étrusque sur la toge l'identifie comme Aule Meteli. Une ancienne identification avec Scipion l'Africain a été écartée. Françoise-Hélène Massa-Pairault, chercheuse émérite au CNRS, propose de voir dans le geste celui d'un notable étrusque demandant la citoyenneté romaine devant une assemblée.