L'Arts Council England (ACE), organisme public qui soutient et finance la culture en Angleterre, a publié une enquête sur les effets des canicules de l'été 2026. Elle porte sur 296 institutions culturelles. L'été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré au Royaume-Uni.
Fréquentation et fermetures
Selon l'enquête, 67 % des lieux interrogés ont vu leur fréquentation baisser pendant les vagues de chaleur. Près d'un tiers ont annulé des événements ou des activités prévus. Environ un quart ont fermé une partie de leurs espaces. Dix pour cent ont fermé complètement. Certains ont réduit leurs horaires ou les ont décalés vers les heures plus fraîches. Plus de la moitié des répondants ont pu fournir des relevés de température. Neuf ont signalé plus de 41 °C dans des espaces couverts.
Avant les canicules, 28 % des lieux étaient climatisés. Pendant les fortes chaleurs, 11 % ont utilisé une installation fixe et 20 % une climatisation temporaire. Près des deux tiers déclarent que la chaleur a eu un effet direct sur leurs recettes. Moins de 1 % disent en avoir tiré un bénéfice. L'effet financier global ne peut pas encore être chiffré avec précision.
Peu de plans d'adaptation
Seuls 13 % des lieux disposaient d'un plan d'adaptation à la chaleur avant l'été. Aucun ne s'estime très bien préparé aux prochaines canicules. À Londres, les syndicats ont dénoncé les conditions de travail au V&A East Storehouse, ouvert en 2025 : accès difficile à l'eau et protection insuffisante contre la chaleur. Le conflit, qui portait aussi sur les salaires, a conduit à des grèves en septembre. La direction du V&A indique que le bâtiment dispose d'un système de rafraîchissement et de fontaines à eau, et que les pauses ont été allongées pendant les canicules.