Le Musée du Chat de Geluck s'installera dans une faïencerie d'Ixelles

Philippe Geluck et sa fondation ont acheté un bâtiment classé au 141-145 chaussée de Wavre, à Ixelles, commune de Bruxelles. L'annonce a été faite le 21 septembre 2026. Il s'agit de l'ancienne faïencerie Demeuldre-Coché, fondée en 1830. Sa façade est ornée de céramiques polychromes. L'ensemble comprend une salle d'exposition construite en 1874 et un magasin de 1905, soit environ 2 300 m² d'exposition. Il a été partiellement classé en 1997. Le musée doit ouvrir en 2028.

La fin du projet du Mont des Arts

L'idée d'un musée est née après les expositions consacrées au Chat à l'École des beaux-arts de Paris puis au Cinquantenaire de Bruxelles, en 2003 et 2004. Le projet a été envisagé dès 2008. Il a pris forme en 2015 avec un musée prévu au Mont des Arts. Philippe Geluck s'était engagé à financer l'aménagement intérieur une fois le gros œuvre terminé. Les retards et la hausse du coût des matériaux et de la main-d'œuvre l'ont conduit à se retirer. Il explique que le contrat comportait « une condition suspensive » qui lui permettait de partir si le bâtiment n'était pas livré au 31 mars 2026.

Le bureau d'architecture Francis Metzger restaurera et aménagera la faïencerie. Il a déjà restauré la Villa Empain, le château Tournay-Solvay et l'hôtel Astoria. La commune d'Ixelles a accueilli favorablement le projet. Le musée ne recevra aucun financement public. Ses ressources viendront de la billetterie, de la boutique, des produits dérivés, de la location d'espaces et de mécènes privés.

Le Chat et l'art rigolo

Le lieu s'appellera « Le Musée du Chat et l'art rigolo ». Il présentera des expositions sur les dessinateurs de presse, des œuvres autour du Chat et des salles consacrées à l'humour dans l'art, de Dada et Magritte à Joan Cornellà, Banksy et Maurizio Cattelan. Philippe Geluck compte s'appuyer sur sa collection et sur des prêts. En 2021, il avait installé vingt sculptures monumentales en bronze sur les Champs-Élysées. Chaque sculpture a été fondue en deux exemplaires, vendus entre 250 000 et 400 000 euros. En 2023, l'achat d'une sculpture par le Parlement bruxellois pour 370 000 euros a relancé la polémique autour du projet.