Quatre portraits inédits d'Antonio Vivaldi (1678-1741) ont été identifiés. Le compositeur vénitien était surnommé le « Prêtre roux ». La découverte revient à Federico Maria Sardelli, chef d'orchestre et musicologue, responsable du catalogue des œuvres de Vivaldi. Les tableaux sont présentés tout le mois d'octobre 2026 au musée Médicis, à Florence.
Peu d'images connues
Jusqu'ici, on connaissait peu de portraits du musicien. Le musée de la Musique de Bologne conserve un Portrait d'un violoniste vénitien anonyme de 91 sur 74 cm, généralement considéré comme le représentant. Il existe aussi une gravure de François Morellon La Cave et une caricature de Pier Leone Ghezzi.
Un luthier collectionneur a présenté à Federico Maria Sardelli une huile sur toile attribuée à Giuseppe Nogari. Elle était accompagnée d'un certificat de 1982. Selon ce document, Leandro Bisiach l'avait achetée en 1924 aux marquis Durazzo-Da Passano, au château d'Occimiano Monferrato. Ce château était la demeure de Marcello Durazzo, qui possédait la moitié des manuscrits de Vivaldi, aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de Turin. Des cachets et des inscriptions du XVIIIe siècle au dos de la toile suggèrent qu'elle provient de la dernière résidence vénitienne du compositeur. Federico Maria Sardelli précise que ce tableau était jusqu'ici catalogué comme un simple portrait de musicien. À la Fondation Giorgio Cini de Venise, il a aussi trouvé la photographie d'une composition presque identique, conservée par le chef d'orchestre Francesco Molinari Pradelli près de Bologne.
Les toiles de Maggiotto
Pour Federico Maria Sardelli, la principale révélation de son enquête tient dans deux autres toiles. Elles sont attribuées à Domenico Fedeli, dit Maggiotto. L'une montre Vivaldi à côté d'un homme coiffé d'un bonnet d'atelier, identifié comme le peintre Giovanni Battista Piazzetta. Selon l'hypothèse avancée, un double portrait original de Piazzetta pourrait être à l'origine de la série et avoir inspiré répliques et portraits isolés.