Steve Ellis, voix d'« Everlasting Love », est mort à 76 ans

Steve Ellis, chanteur de Love Affair, est mort à 76 ans. Il avait prêté sa voix à « Everlasting Love », l'un des tubes les plus durables des années 1960, numéro un au Royaume-Uni en 1968.

Un décès annoncé sur les réseaux sociaux

Un message publié sur les réseaux sociaux indique que le chanteur s'est éteint paisiblement le 30 octobre, des suites de complications d'une maladie chronique. Paul Weller, avec qui il avait enregistré, lui a rendu hommage sur Instagram : « Que Dieu te bénisse, Stevie, bon voyage, amour éternel, c'est sûr. »

Une collaboration avec Paul Weller depuis 2008

Le dernier album d'Ellis, « Baby Faced Assassin », est sorti en septembre. Trois de ses chansons ont été créées avec Weller.

Cette complicité remonte à 2008 et à « Best of Days », disque du retour qui réunit aussi Ellis et Roger Daltrey, présent sur deux titres. Weller y figure lui aussi sur deux morceaux, dont une version acoustique en concert d'« Everlasting Love ».

Weller coécrit ensuite deux titres de « Boom! Bang! Twang! » en 2018 et coproduit l'album. Un morceau écrit à deux, « Just to Simplify », suit en 2022.

Une reprise devenue standard

Une reprise est un nouvel enregistrement d'une chanson déjà publiée. « Everlasting Love » en est une. Buzz Cason et Mac Gayden l'ont écrite, l'Américain Robert Knight l'a enregistrée le premier. Ellis a posé sa voix entre deux services sur un chantier.

La version de Love Affair reste deux semaines en tête du classement britannique. D'autres ont mieux marché aux États-Unis, comme celle de Carl Carlton, numéro 6 en 1974. Pourtant, c'est elle que les plateformes de streaming diffusent le plus. Elle est aussi un classique des mariages.

Des débuts à Edgware au contrat chez Decca

Ellis est né en 1950 à Edgware, dans le nord-ouest de Londres. À 15 ans, il fonde Soul Survivors, nourri de soul et de rhythm and blues américains. Il a raconté à l'Express avoir vu James Brown sur scène et avoir voulu chanter comme lui, au point de se mettre à la gymnastique.

Le groupe devient Love Affair au milieu des années 1960 et signe chez Decca. Son premier single, « She Smiled Sweetly », sort presque en même temps que l'original des Rolling Stones. C'est un échec.

Après le succès, la rupture

Trois autres titres entrent dans le Top 10 britannique en deux ans, sur des arrangements symphoniques marqués : « Rainbow Valley », « A Day Without Love » et « Bringing on Back the Good Times ». Le premier suit la même recette qu'« Everlasting Love », une chanson de Cason et Gayden déjà chantée par Knight. Il reste onze semaines dans le Top 40.

La gloire du groupe décline pourtant à la fin de la décennie. Ellis explique la rupture : « Le groupe voulait aller vers le rock progressif, et ce n'était pas pour moi », a-t-il dit. Selon lui, la raison principale de la séparation était pourtant les cris des fans, si forts que les musiciens ne s'entendaient plus jouer.

En 1972, il forme Ellis, dont le premier album est produit par Roger Daltrey. Vient ensuite Widowmaker, avec l'ancien membre de Hawkwind Huw Lloyd Langton. Le groupe enregistre un premier disque éponyme en 1976 et continue sans lui. L'album solo « The Last Angry Man » paraît en 1977, puis « Basement Days » en 1983.

Notre regard

Une chanson qu'il n'avait pas écrite a porté Ellis, et sa version continue d'être jouée plus que les autres. Sa carrière ne s'arrête pas là : des disques avec Daltrey, puis avec Weller jusqu'en septembre, montrent un chanteur actif bien après Love Affair.

Source : the Guardian

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