Calder et Max Ernst exposés dans une quinzaine de lieux du Centre

La Région Centre-Val de Loire organise la quatrième édition de son festival AR(t]CHIPEL, en partenariat avec le Centre Pompidou. Elle se tient jusqu'au 30 avril 2027. Le parcours « Calder au cœur de la France » marque le centenaire de l'arrivée d'Alexander Calder en France. Il s'étend sur une quinzaine de lieux de la région. Les commissaires sont Ariane Coulondre, Alfred Pacquement et Jessica Watson, avec le soutien de la Calder Foundation. Les œuvres viennent de la collection du Centre Pompidou et de prêts publics et privés.

Calder, de Saché à Chambord

Calder s'installe en 1954 à Saché, en Touraine. En 1963, il y construit un grand atelier où ses stabiles sont conçus avec l'entreprise tourangelle Biémont. Depuis 1989, cet atelier accueille des artistes en résidence ; plus de 70 y sont passés. À Tours, le musée des Beaux-Arts montre des fils de fer des années 1920, dont des portraits de Kiki de Montparnasse et de Joséphine Baker. Le CCC OD expose Black Beast (1940) et présente « L'idée des corps célestes », avec huit anciens résidents de l'atelier de Saché.

D'autres œuvres sont réparties dans la région. Le musée des Beaux-Arts d'Orléans présente Requin et baleine (1933) et des bijoux, dont une broche Croix de Lorraine de 1942. Le château de Blois accueille Black Flag (1974), l'église Saint-Florentin d'Amboise Crinkly (1969), le musée Estève de Bourges Caliban (1964). Le domaine de Chambord expose Théâtre de Nice (1970) et Horizontal (1974). Le château du Rivau projette le film de Jean Painlevé sur Le Grand Cirque Calder. Président de la Région, François Bonneau veut permettre aux œuvres de « rencontrer l'œil du public loin des grands centres culturels ».

Max Ernst à Chaumont-sur-Loire

Le festival rend aussi hommage à Max Ernst, mort comme Calder il y a cinquante ans. Le peintre a vécu de 1955 à 1967 avec Dorothea Tanning à Huismes, près de Chinon. Au domaine de Chaumont-sur-Loire, l'exposition « De Natura » réunit notamment Ubu imperator (1923), Chimère (1928), Jardin gobe-avion (1935) et Le jardin de la France (1962). Les sculptures originales du bestiaire de la fontaine d'Amboise, inaugurée en 1968, ferment le parcours. Sa commissaire, Chantal Colleu-Dumond, directrice du domaine, y lit une exploration du vivant « non pas tel qu'il se donne à voir ».