Art Basel Paris : des galeries réclament une compensation

Des galeries exposantes d'Art Basel Paris réclament un dédommagement après la fermeture anticipée de la foire. Un rendez-vous réunissant l'organisateur, leur comité et le gestionnaire du Grand Palais est en préparation.

Une réunion sous l'égide de l'État

Selon le comité des galeries, Christopher Miles, du ministère français de la Culture, organise cette rencontre. Y siégeront Art Basel Paris, le Comité Professionnel des Galeries d'Art (CPGA) et GrandPalaisRmn, qui exploite le Grand Palais, lieu de la foire.

Une foire fermée deux jours plus tôt

La foire devait durer du 23 au 25 octobre, avec des avant-premières réservées aux invités les jours précédents. Elle a pourtant fermé le 23, deux jours plus tôt que prévu, par crainte de manifestations annoncées le lendemain.

Pour les marchands, la fermeture du samedi n'était pas une surprise : beaucoup la soupçonnaient. Celle du dimanche, si. Ils ont dit avoir été prévenus jeudi à 15 h 30. Il leur restait peu de temps pour choisir entre plier bagage et attendre que Paris se calme.

Selon le comité des galeries, d'autres salons sont restés ouverts le dimanche : Design Miami Paris, AKAA et Offscreen.

Ce que demande le comité

Le CPGA représente plus d'un quart des exposants. Le 28 octobre, il a adressé une lettre ouverte à Karim Crippa, directeur d'Art Basel Paris. Il y écrit : « La décision de fermer la foire a été prise par Art Basel Paris, et par Art Basel Paris seule. »

La lettre décrit un vif sentiment d'incompréhension chez les marchands et les autres exposants. Deux jours d'affaires perdus justifieraient, selon eux, une indemnisation juste.

Elle porte la signature du président du CPGA, Philippe Charpentier, cofondateur de la galerie parisienne Mor Charpentier. Quatorze autres marchands l'ont cosignée, dont Michel Rein, Christophe Gaillard, Nathalie Obadia, Jocelyn Wolff et Magda Danysz. Le comité rappelle aussi que ses relations étaient plus collaboratives avec la précédente direction d'Art Basel Paris.

Notre regard

Deux logiques s'opposent : la sécurité invoquée pour fermer la foire, et le manque à gagner subi par les galeries. L'issue dépendra de ce qu'Art Basel Paris acceptera de mettre sur la table lors de la réunion. —

Source : Artforum

Publié grâce à un partenariat éditorial